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L’algorigramme et le pseudo-code

Un algorigramme représente la logique d’un programme avec trois briques : la séquence (des instructions à la suite), la condition (une décision) et la boucle (une répétition). Chacune se traduit directement en pseudo-code puis en code, ce qui explique son usage pour concevoir et enseigner les algorithmes.

Par Flowchartio · Mis à jour le · 2 min de lecture

Trois briques de base

Tout algorithme peut se construire avec trois structures de contrôle, un résultat connu en informatique sous le nom de théorème de la programmation structurée (Böhm et Jacopini, 1966) :

  • La séquence : des instructions exécutées les unes après les autres (rectangles reliés par des flèches).
  • La condition : un test choisit entre plusieurs chemins (un losange, comme un si / sinon).
  • La boucle : des instructions répétées tant qu’une condition est vraie (une décision avec une flèche qui revient en arrière, comme un tant que).

Les règles générales des losanges et des boucles sont dans conditions et boucles. L’algorigramme est très utilisé dans l’enseignement, au collège en technologie comme au lycée, parce qu’il rend visible la logique avant toute syntaxe de langage.

Les symboles de l’algorigramme

Il reprend les symboles du logigramme, dont deux prennent plus d’importance :

  • le parallélogramme pour les entrées et sorties (« Lire n », « Afficher le résultat »),
  • le processus prédéfini pour appeler une fonction décrite ailleurs.

Exemple : trouver le plus grand nombre d’une liste

  1. Début.
  2. Entrée : liste L de n nombres.
  3. Affecter L[1] à max et 2 à i.
  4. Décision : i ≤ n ? Si Non, aller à l’étape 7.
  5. Décision : L[i] > max ? Si Oui, affecter L[i] à max.
  6. Affecter i + 1 à i, revenir à l’étape 4.
  7. Sortie : afficher max. Fin.

La même logique en pseudo-code :

max ← L[1]
pour i de 2 à n
  si L[i] > max alors max ← L[i]
afficher max

La boucle de l’algorigramme (étapes 4 à 6) correspond au « pour » du pseudo-code ; le losange intérieur correspond au « si ».

De l’algorigramme au code, et inversement

  • Avant de coder : dessinez l’algorigramme pour valider la logique, surtout les cas limites (liste vide, valeurs égales).
  • Pour apprendre : les élèves suivent les valeurs dans le schéma étape par étape.
  • Après avoir codé : dessinez le schéma à partir du code pour l’expliquer ou repérer des branches inaccessibles.

L’écrire en texte

Pour la documentation, le même schéma peut être conservé en code Mermaid à côté du programme. Vous pouvez aussi décrire l’algorithme en mots (« Lire une liste de nombres. Garder le plus grand vu jusqu’ici… ») et laisser un générateur IA en esquisser le schéma ; vérifiez soigneusement la sortie de boucle, comme recommandé dans vérifier un logigramme généré.

Algorigramme ou logigramme ?

L’algorigramme manipule des variables et des calculs ; le logigramme d’entreprise manipule des personnes et des responsabilités. Le comparatif des types de logigrammes les met côte à côte.