Bases du logigramme
Les différents types de logigrammes
Choisissez le type de schéma selon la question à laquelle vous voulez répondre : le logigramme simple montre l’ordre des étapes, le logigramme en couloirs montre qui fait quoi, le diagramme de flux de données montre où circule l’information, et l’algorigramme montre la logique d’un programme.
Le logigramme simple
La forme classique : un chemin d’étapes et de décisions, d’un début vers une ou plusieurs fins. Utilisez-le quand la question est « dans quel ordre les choses se passent-elles ? », par exemple pour la validation d’une demande d’achat. Il convient surtout lorsqu’une seule personne ou une seule équipe déroule tout le processus.
Le logigramme en couloirs (ou fonctionnel)
Les mêmes étapes, réparties en colonnes ou en lignes, une par acteur : client, commercial, comptabilité, logiciel. On parle aussi de logigramme fonctionnel ou interfonctionnel. Utilisez-le quand la question est « qui fait quoi, et où se passent les relais ? ». La plupart des processus d’entreprise impliquent plusieurs personnes, ce qui fait du logigramme en couloirs le type le plus utile en pratique.
Le diagramme de workflow
Un logigramme centré sur la circulation du travail et des documents entre personnes et outils : formulaires, validations, notifications. Le terme est employé de façon assez large ; la plupart des diagrammes de workflow sont des logigrammes en couloirs.
Le diagramme de flux de données (DFD)
Un DFD ne montre pas l’ordre des étapes. Il montre d’où viennent les données, où elles sont transformées et où elles sont stockées, avec des entités externes, des traitements, des stockages et des flux. On l’utilise pour concevoir un système d’information, pas pour décrire une procédure.
L’algorigramme
Utilisé en programmation et dans l’enseignement (notamment en technologie et en NSI), il représente la logique d’un algorithme : variables, conditions, boucles. Il se traduit naturellement en pseudo-code. Voir l’algorigramme.
L’arbre de décision
Composé presque uniquement de losanges, il guide quelqu’un vers un résultat par une suite de questions : quelle offre proposer, quelle procédure appliquer, une demande est-elle recevable. Les règles de conditions et boucles s’y appliquent directement.
Cartographie des processus et BPMN
À l’échelle d’une entreprise, on parle de cartographie des processus, et parfois de BPMN, une notation formelle avec événements, passerelles et messages. Ce ne sont pas simplement de grands logigrammes : ils servent l’analyse ou l’exécution par un logiciel. Le comparatif logigramme ou BPMN explique quand cette rigueur vaut l’effort.
Comment choisir
- Un seul acteur, une procédure courte : logigramme simple.
- Plusieurs acteurs et des relais : logigramme en couloirs.
- Conception d’un système d’information : diagramme de flux de données.
- Logique d’un programme : algorigramme.
- Choix guidé : arbre de décision.
Quel que soit le type, les mêmes symboles s’appliquent. Flowchartio produit par défaut un logigramme en couloirs, adapté à la plupart des processus métier, et vous pouvez masquer les couloirs quand seul l’ordre des étapes compte.